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Si
l’homme est un perpétuel funambule Karine Gonzalez
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Karine Gonzalez est une artiste aux multiples visages. Après 10 ans de piano, de solfège et de danse classique, elle a naturellement trouvé dans le flamenco le langage idéal car il est à la fois musique et danse et il vient aussi de ses racines, l’Espagne. Après
avoir fait des études de lettres anciennes et littérature
espagnole, pendant lesquelles elle écrit un mémoire de maîtrise
sur le flamenco : Le flamenco ou les mouvements du moi, elle
rencontre à Paris l’acteur et danseur iranien Shahrokh
Meshkin Ghalam (Théâtre du Soleil ) avec lequel
elle danse dans des créations inspirées de la mythologie,
la poésie et la mystique persane et confronte le flamenco avec
la danse soufi. En 2000 elle obtient la bourse Lavoisier du Ministère des affaires étrangères et se forme pendant deux ans à la célèbre école de flamenco madrilène Amor de Dios. Antonio Reyes ( professeur et danseur de flamenco) l’intègre dans sa compagnie pour le concours chorégraphique de Madrid. En 2002, elle monte son spectacle A compas del corazon, en 2003 elle co-crée avec trois autres danseuses le spectacle Sentires, coup de cœur du Festival Off d’Avignon 2004, dans lequel elle chorégraphie un tableau iranien Racines et Exil. En 2007, elle danse aux côtés de José Maya dans Vertiges spectacle de Tony Gatlif. En 2008 elle crée Azahar avec Nuria Rovira Salat, sur les racines croisées entre le flamenco et les danses orientales. Elle crée aussi son spectacle Les Amants Divins, inspiré de l’écho de deux voix mystiques : Roumi (Perse) et Saint Jean de la Croix (Espagne). Depuis janvier 2010, elle danse dans la création La Escucha Interior du pianiste Julien Lallier , un concert poétique jouant sur l’alchimie des musiques écrites et improvisées du jazz et des danses d’inspiration flamenca. On retrouve Karine Gonzalez au côté de Didier Lockwood dans la dernière création de Tony Gatlif : Django Drom.
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